La bouillie bordelaise est un fongicide/algicide, ce produit phytosanitaire permet de traiter les arbres frutiers mais aussi les légumes en préventif. Elle est composé d’eau, de sulfate de cuivre et de chaux MAIS attention au surdosage !

Dans le commerce vous la trouverez sous forme de poudre bleue turquoise, elle est a diluer dans de l’eau selon un dosage précis. Attention à ne pas en abuser, en cas d’exagération, elle peut abimer vos plants et polluer vos sols.

Une action antifongique et antibactérienne

Grâce au cuivre qu’elle contient elle combat le développement et la germination de champignons parasites, elle limite également la prolifération des bactéries et des algues. Elle est pulvérisée en automne dès la chute des feuilles et au printemps avant l’arrivée des bourgeons.

On l’utilise fréquemment pour les pieds de vignes, les plants de pommes de terre et de tomates, les arbres fruitiers et les fraisiers..

Elle sert aussi à protéger une plante ou un tronc entaillé, appliquée localement elle prévient contre les infections bactériennes.

Ce fongicide minéral est toléré en agriculture biologique si sont utilisation est raisonnée (Faible quantité).

Une préparation mise au point aux portes de Bordeaux

Découverte à la fin du 19ème siècle cette bouillie bleue/verte est originaire comme son nom l’indique de Gironde. Région viticole connue dans le monde entier, ses vignes étaient souvent sujettes au mildiou : Champignon qui s’attaque aux feuilles, puis aux grappes de raisin avant d’en terminer avec les branches et le pied.

C’est à Alexis Millardet et Ulysse Gayon que nous devons la découverte de cette solution. Lors de son passage au milieu des vignobles du Médoc, Millardet professeur de botanique constate que les pieds de vignes sur le bord des routes sont bleutés mais n’ont aucune trace du fameux parasite. Le régisseur du domaine viticole lui explique alors que dans la région on pulvérise les pieds en bordure de chemin d’une solution de sulfate de cuivre et de chaux pour dissuader les passants de voler le raisin.
Millardet et son ami Gayon mènent alors observations et expériences sur les propriétés de ce mélange cuprique. Appliqué durant plusieurs saisons ils réussissent finalement à trouver le dosage adéquate pour mettre à fin au désagrément du mildiou.